Sommaire
Accueil Les chroniques Les cahiers Le blog menteur.com
Retour a l'accueil

Retour au sommaire Les chroniques Les cahiers Le blog Retour au sommaire

dossier
Télévision
(toutes les chroniques rattachées à ce mot-clé)

Télévision


[toutes les chroniques]

Les chroniques sont aussi expédiées gratuitement par courrier électronique. Pour les recevoir, entrez simplement votre e-mail :

Les dernières chroniques
Tirs au but (Juillet 2006)
Période d’essai (Août 2005)
L’effet papillon (Juillet 2005)
Un air de déjà vu (Juillet 2005)
Regagner la ville (Novembre 2003)

Tous les mots-clés
Chirac
Clonage humain
Décentralisation
Ernest-Antoine Seillière
Guerre
Irak
Jean Glavany
Jean-François Mattéi
Jean-Marc Sylvestre
Jean-Marie Messier
Jean-Pierre Gaillard
Jospin
Kosovo
Licenciements
Madelin
Marée noire
Michel Drucker
Privatisations
Raffarin
Retraites
Roselyne Bachelot
Sarkozy
Start-up
Télévision
Vache folle
Web indépendant

  Télégéniques
(chronique des semelles médiatiques)  23 décembre 2002

Vous vous souvenez peut-être de la fameuse chaussette trouée de Jean-Marie Messier, censée selon Paris-Match illustrer son naturel et sa simplicité. Cette fois, ce n’est plus Jean-Marie Messier qui fait la une des gazettes. Et encore moins ses chaussettes. Mais déjà, c’est vers les pieds d’un autre que les caméras se penchent pour y saisir un symbole. Ce symbole, celui de l’action, c’est la « semelle usée » par la fonction. Et c’est une semelle qui ne pouvait se trouver que dans le plus proche voisinage des pieds d’un ministre qui n’est pas le plus discret...

Je vous le dis en chuchotant, des fois qu’on nous écoute, mais c’est la triste vérité : notre propre ministre de l’Intérieur a les semelles usées. L’information m’avait échappé, naturellement ; Le Figaro, qui est un journal sérieux, n’a pas manqué de le relever. C’est d’ailleurs à cela que l’on sait distinguer le véritable professionnel du chroniqueur amateur : le premier perçoit au premier coup d’oeil ce qui fait sens dans l’actualité.

Tenez, le fameux soir où Nicolas Sarkozy profitait sur France 2 de ses « 100 minutes pour convaincre », je n’étais même pas devant ma télé (je disposais pour ma part de 100 minutes pour convaincre une charmante demoiselle d’accepter une invitation à dîner). L’éditorialiste du Figaro, lui, était tout absorbé par son écran ; il buvait les paroles du sécurisateur insatiable pendant que j’en buvais de plus aimables. Et pendant que le ministre défendait ardemment ses chiffres de novembre, l’éditorialiste, lui, n’en avait que pour ses jambes. Oui, vous avez bien lu : pour ses jambes.

Oh, ne jouez pas les innocents ! Nous sommes tous restés un jour ou l’autre rivés devant l’écran, l’oreille distraite, simplement pour le plaisir de voir des jambes. De plus jolies, certes, et de plus longues. Mais l’éditorialiste de droite, lui, ne ressent d’émotion véritable que devant les jambes implacables d’un ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales. Il les couve d’un regard attendri, il s’en pâme, il s’esbaudit. Finalement, il les décrit : « durant pratiquement toute l’émission, le ministre aura posé sa jambe droite sur la gauche, exhibant ainsi devant les caméras, en premier plan, une semelle usée : celle de l’homme de terrain, disposé à mettre les pieds dans le plat. Un style qui risque d’être copié. »

Je ne sais si le choix des chaussures ministérielles a réellement été prémédité, mais « la semelle usée de l’homme de terrain », c’est sûr, elle va rester. A l’heure où je vous parle, les hommes politiques s’excitent (François Hollande lui-même aurait été aperçu en train de se frotter contre un pommier pour donner à son blouson de cuir l’illusion d’un passé). Leurs conseillers sont agités. Ils ne rêvent que de bottes boueuses, de chaussures gâtées par quelque colombin ; ils se réveillent la nuit, en proie aux pires cauchemars (l’un d’entre eux était en train d’enduire patiemment au pinceau les mocassins raffariniens de quelque gluante bouse poitevine quand il a malencontreusement renversé le seau sur le plateau...). Le dimanche, les malheureux en sont même réduits à hanter les entrepôts Emmaüs à la recherche de la tenue de chasseur qui ferait fureur, chez Drucker, lorsque leur patron irait y chanter son amour du terroir et de ses valeurs.

Car il fallait y aller, chez Drucker ; pour redorer une image, on pouvait compter sur son savoir-faire. Il s’échinait à rendre sympathique aux Français les cas les plus désespérés ; il nous avait appris qu’Alain Juppé aimait rire, c’est tout dire. Son émission aurait pu s’appeler « 100 minutes pour l’aimer ». (Et je ne vous dis pas à quoi je les aurais occupées, moi, ces 100 minutes, pendant que les éditorialistes du Figaro lorgneraient avec un début d’érection les jambes de Juppé).

Quoi qu’il en soit, il faut tout de même reconnaître à Michel Drucker un mérite : grâce à lui, nous savons désormais à quoi peuvent servir les porte-avions de l’armée française, et pourquoi il était nécessaire d’en construire si rapidement un deuxième. Je vous le dis en chuchotant, des fois que Ben Laden essaie d’intercepter nos secrets militaires : un porte-avions nucléaire, ça sert à catapulter Michou à bord d’un Super-Etendard au cours d’une émission populaire. (Ce sera même le « clou du spectacle », jeudi prochain sur France 2. Ils avaient pensé à Carlos, au départ, mais il paraît que notre arsenal de guerre est encore sous-dimensionné : il faudrait des budgets supplémentaires pour que l’armée française dispose enfin de moyens à la hauteur de ses besoins).

C’est triste à dire, mais jusqu’ici l’opinion française ne trouvait pas les porte-avions très sympathiques. Elle les trouvait un peu gris, un peu trop souvent en panne, aussi. Il fallait leur montrer que les porte-avions, eux aussi, savaient se divertir. Ce à quoi s’emploiera donc Michel Drucker, le 26 décembre, au cours de l’émission « Une nuit sur le Charles-de-Gaulle ». Je vous en livre le résumé publié sur le site FranceTV (et que je sois transformé en Roselyne Bachelot si j’en ai changé un seul mot) :

« Sous la houlette du sympathique Michel Drucker, une escouade de personnalités de la variété, du cinéma et du sport est rassemblée sur le pont du porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle afin de démontrer qu’un bâtiment de guerre peut aussi être l’endroit rêvé pour passer une excellente soirée entre amis. Ce sera l’occasion de mieux connaître cette véritable cité flottante, fer de lance de la Force d’Action Navale, avec son équipage de près de deux mille âmes, sa haute technologie et sa batterie de trente-deux missiles Aster, dont la précision n’a d’égal que la puissance dévastatrice. A travers des reportages et une conversation à bâtons rompus avec ses invités - ponctuée de chansons - Michel Drucker soulignera la vocation première de ce fier vaisseau : la sauvegarde de la vie humaine et de l’environnement. »

On l’oublie en effet trop souvent : « un bâtiment de guerre peut aussi être l’endroit rêvé pour passer une excellente soirée entre amis ». C’est même pour ça qu’ils sont construits. Seulement, maintenant que Michel Drucker a pris ses quartiers sur le premier, Arthur risque de vouloir s’installer sur le deuxième... Car on ne m’ôtera pas de l’idée qu’un bâtiment de guerre peut aussi être l’endroit rêvé pour installer la prochaine Star Academy. Les élèves y chanteraient tous en choeur La Marseillaise au milieu des missiles Aster (pour servir de décor à une comédie musicale, avouez que le nom était plutôt bien trouvé). Non, décidément, deux porte-avions c’est vraiment trop peu pour que la France puisse décemment « faire entendre sa voix dans le grand concert des Nations ». On devrait peut-être en exiger un troisième, pour d’éventuelles missions.

En attendant, la seule chose rassurante, c’est qu’on ne peut pas dire que le casting soit des plus prestigieux : Franck Dubosc, Jane Birkin, David Hallyday, Roberto Alagna, Axelle Red, Thierry Lhermitte, Zazie, le Bagad de Lann-Bihoué, Cheb Mami et Richard Virenque, ce ne sont manifestement pas les plus gradés qui ont répondu à l’invitation de l’armée. Axelle Red, pourtant, c’est curieux, il me semble bien l’avoir entendue chanter tout l’automne avec Renaud une chanson qui disait :

« Les dieux, les religions
Les guerres de civilisation
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations
Font toujours de nous de la chair à canon. »

Soyez les bienvenus dans cette nouvelle saison de chroniques ; j’arrive juste à temps pour vous souhaiter un joyeux Noël et déposer au pied du sapin ce modeste présent.

Pierre Lazuly



Extension du domaine du PAF
(la rémission du sans-télé)  18 mai 2001

J’en tirais à vrai dire une certaine fierté : de tous les chroniqueurs français, j’étais le seul à ne pas en avoir parlé. Dans la rue, les gens se retournaient : « regardez, c’est lui, le chroniqueur qui n’en a pas parlé ! ». Je sentais sur moi leurs regards offusqués. Et pourtant, j’avais la meilleure des excuses : dans mon humble demeure, je n’ai pas la télé. Et quand bien même je l’aurais, j’ai honte de l’avouer mais on ne reçoit toujours pas M6 dans ma province reculée. Sans que l’on ait remarqué pour autant une recrudescence des suicides d’adolescents.

C’était donc ce que je répétais inlassablement à tous les abonnés qui me réclamaient, depuis maintenant trois semaines, une petite chronique sur le sujet : « désolé, mais je n’ai pas la télé ». Malheureusement, mon alibi s’est effondré : pour la première fois, il n’y a même plus besoin du téléviseur pour recevoir la télé. La simple lecture de la « presse nationale de qualité » vous en apprend tout autant que les heures passées devant le petit écran. Pas un jour sans son lot de tribunes, d’éditoriaux ou d’enquêtes sur « le Loft ». Et c’est à ce moment précis que le spectacle, annoncé par Guy Debord, prend tout son sens : « Le spectacle est le moment où la marchandise est parvenue à l’occupation totale de la vie sociale. Non seulement le rapport à la marchandise est visible, mais on ne voit plus que lui : le monde que l’on voit est son monde. »

« L’occupation totale de la vie sociale », on y était arrivé. Ce qui n’était au départ qu’une vulgaire succession d’images était parvenu à déborder s’évader de sa chaîne et à coloniser la totalité des médias. « Un produit qui existe déjà sous une forme qui le rend propre à la consommation peut cependant devenir à son tour matière première d’un autre produit », écrivait Marx dans Le Capital. Le produit « Loft Story », consommable par son public-cible, devient aussi la matière première d’une multitude de produits éditoriaux, élogieux ou critiques, qui s’adressent à leur propre cible. Emissions et magazines people en font naturellement leurs choux gras ; la presse satirique remplit parfaitement son rôle, et tire à boulets rouges ; plus distingués, Le Monde et Libération « s’interrogent », alimentent le « débat public » en ouvrant leurs colonnes aux directeurs de chaînes, aux sociologues. Les plus petites niches sont touchées : Transfert, par exemple, se penche sur le piratage du site de l’émission. Et c’est le réseau tout entier qui est touché par « l’épizootie de fièvre lofteuse » : sites de fans, parodies, ou éditos énervés, on ne compte plus les pages sur le sujet.

Je ne vous infligerai donc pas mon opinion sur le sujet. Je pourrais à la rigueur m’arranger pour la voir, la critiquer, mais ce que j’en pense n’a aucune importance. Il m’a semblé plus utile, en ce mois de mai, de prendre un peu le soleil et de relire en terrasse mon livre de poche le plus écorné : « La société du spectacle », de Guy Debord, publié en 1967 et plus que jamais d’actualité :

« Le pouvoir du spectacle, qui est si essentiellement unitaire, centralisateur par la force même des choses, et parfaitement despotique dans son esprit, s’indigne assez souvent de voir se constituer, sous son règne, une politique-spectacle, une justice-spectacle, une médecine-spectacle, ou tant d’aussi surprenants "excès médiatiques". Ainsi le spectacle ne serait rien d’autre que l’excès du médiatique, dont la nature, indiscutablement bonne puisqu’il sert à communiquer, est parfois portée aux excès. Assez fréquemment, les maîtres de la société se déclarent mal servis par leurs employés médiatiques ; plus souvent ils reprochent à la plèbe des spectateurs sa tendance à s’adonner sans retenue, et presque bestialement, aux plaisirs médiatiques. On dissimulera ainsi, derrière une multitude virtuellement infinie de prétendues divergences médiatiques, ce qui est tout au contraire le résultat d’une convergence spectaculaire voulue avec une remarquable ténacité. De même que la logique de la marchandise prime sur les diverses ambitions concurrentielles de tous les commerçants, ou que la logique de la guerre domine toujours les fréquentes modifications de l’armement, de même la logique sévère du spectacle commande partout la foisonnante diversité des extravagances médiatiques. »

« Dans la pensée spécialisée du système spectaculaire, s’opère une nouvelle division des tâches, à mesure que le perfectionnement même de ce système pose de nouveaux problèmes : d’un côté la critique spectaculaire du spectacle [...] ; de l’autre côté l’apologie du spectacle. [...] Pourtant, le faux désespoir de la critique non dialectique et le faux optimisme de la pure publicité du système sont identiques en tant que pensée soumise. »

« Ainsi se recompose l’interminable série des affrontements dérisoires mobilisant un intérêt sous-ludique, du sport de compétition aux élections. Là où s’est installé la consommation abondante, une opposition spectaculaire principale entre la jeunesse et les adultes vient en premier plan des rôles fallacieux. »

« Une telle manière de critiquer, parce qu’elle ne connaît pas le négatif qui est au coeur de son monde, ne fait qu’insister sur la description d’une sorte de surplus négatif qui lui paraît déplorablement l’encombrer en surface, comme une prolifération parasitaire irrationnelle. Cette bonne volonté indignée, qui même en tant que telle ne parvient à blâmer que les conséquences extérieures du système, se croit critique en oubliant le caractère essentiellement apologétique de ses présuppositions et de sa méthode. »

Le « caractère essentiellement apologétique » du battage médiatique autour de Loft Story ne fait assurément aucun doute : si l’émission avait été traitée avec un réel mépris, ignorée dès l’origine, son audience n’aurait jamais dépassé celle du public ciblé. Loana n’aurait jamais envahi la sphère intellectuelle du sans-télé. Loft Story ne serait pas devenu un phénomène de société.

Sentant poindre la critique sur son traitement exagéré du sujet, Le Monde s’en expliquait dans son éditorial du 13 mai, intitulé « Le miroir de Loft Story » : « le pays semble divisé en deux camps, pour ou contre, curieux ou moralisateurs, procureurs de la "télé-poubelle" ou adeptes de la "télé-réalité", dénonciateurs de l’avènement d’un totalitarisme soft ou promoteurs d’une démocratie de l’individu dont, dans les deux hypothèses, la télévision serait l’enjeu et l’instrument ». Car c’est une habitude, dans la presse bien pensante : le pays se doit d’être divisé en deux camps. Et si possible sur le sujet le plus insignifiant. Ayant posé les bases de cette prétendue « grande querelle nationale », qu’il n’hésite pas à comparer à la division droite-gauche en mai 81, Le Monde conclut fort naturellement qu’il ne peut pas se désintéresser de ce débat historique, qui passionne à tel point les français : « Largement ouvert - et c’est un signe de santé démocratique et de vie intellectuelle -, le débat s’est traduit par des points de vue contradictoires dans nos colonnes. [...] Ce débat est, de fait, le meilleur démenti aux prophètes de malheur. C’est la preuve que la réalité ne parle pas toute seule, comme une image brute volée par des caméras. Elle se raconte, s’explique, se commente dans une médiation plurielle. Débattre de "Loft Story", c’est refuser l’illusion de la "télé-réalité". »

Pour dynamiter, si besoin était, l’alibi de la « médiation plurielle », une dernière cartouche de Debord : « L’ensemble des connaissances qui continue de se développer actuellement comme pensée du spectacle doit justifier une société sans justifications, et se constituer en science générale de la fausse conscience. Elle est entièrement conditionnée par le fait qu’elle ne peut ni ne veut penser sa propre base matérielle dans le système spectaculaire. »

Sa « propre base matérielle » n’est pourtant pas dénuée d’intérêt. On apprenait ainsi, dans la revue de presse de Pascale Clark, que Libé et Le Monde, médiateurs pluriels s’il en est dans les débats dépourvus d’intérêt, avaient augmenté leurs ventes de 15% les jours où ils avaient fait leur une sur Loft Story. Ce qui explique probablement pourquoi, pendant plusieurs jours consécutifs, les « ventres de une » du Monde avaient pris soin d’incorporer « Loft Story » dans leur titre. Même si « Les Américains nous promettent Loft Story sur Mars dans 20 ans » n’avait rigoureusement rien à voir avec le sujet - et dont le titre était même, pour faire vendre, carrément mensonger.

Et l’on pouvait sourire, lorsque les mêmes journaux nous rapportaient, la semaine dernière, qu’M6 s’apprêtait à lancer toute une série de produits dérivés (vêtements, magazines...). Sans oser s’avouer qu’ils n’étaient plus eux-mêmes que les produits dérivés de l’insignifiance qu’ils avaient réussi à élever au rang de phénomène de société.

Pierre Lazuly



Des couilles en or  4 mai 1998

Eurovision d’horreurs, samedi soir sur France 2. Je terminais, peu avant minuit, une succulente coupe de fraises chez mon ami Ronald, heureux possesseur d’un poste de télévision couleur. Une vingtaine de groupes rivalisait de nullité experte pour remporter le titre convoité de Grand Prix Eurovision de la Chanson. On eût dit une démonstration conjointe d’informatique musicale et de techniques d’implants mammaires. La chanson n’en sortait pas grandie, et la piètre performance française me semblait de fait plutôt réjouissante.

La soirée s’achevait. Le suspense était à son comble à Birmingham. Malgré une orchestration proche des arrangements automatiques d’un vieil orgue Bontempi et d’insignifiantes onomatopées, l’heureux vainqueur du trophée 98 fut sans surprise Israël, représenté par mademonsieur Dana International, transsexuel(le) irritant fortement les religieux israëliens. Il faut dire que les religieux israëliens ne rigolent pas avec ces choses-là. Le seul but du vote, apparemment, était d’embêter les religieux israëliens ou, plus joliment, d’envoyer une leçon de tolérance à ces « daltoniens de la religion ».

Ainsi s’obtiennent aujourd’hui les Grands Prix de la Chanson. Ainsi naitront demain des « transsexs bands », prêts à échanger sur l’autel de la gloire contre du métal doré leurs humbles génitoires.

Pierre Lazuly



© Les Chroniques du Menteur, 2008
E-mail : Pierre Lazuly
http://menteur.com